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Conseils pour mieux acheter un âne

Acheter un âne quand on débute peut être compliqué. Voici quelques conseils qui vous aideront.

Article mis en ligne le 24 octobre 2015
dernière modification le 30 octobre 2015

par christian
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 À vérifier :

  • L’état des pieds : Comme pour beaucoup l’âne est un animal ’’sans valeur ’’, il n’a pas droit aux soins des pieds et il se retrouve affublé de sabots de taille démesurée. Les pieds sont déformés, l’animal a les tendons abîmés et il est difficile de corriger ensuite le problème. L’animal risque de rester handicapé, boitera et sera inapte au travail. Un âne trop nourri souffrira de déformation des sabots et pourra être vistime de fourbure invalidante.
  • L’état général : Un âne maigre, avec de grandes plaques sans poils, des plaies, des ulcères... m’inquiéterait et c’est peu dire ! L’encolure de l’âne devrait être assez épaisse, car c’est là qu’un âne en bonne santé stocke ses réserves de graisse. Le poil devrait être sain. Le dos devrait être droit. Les yeux devraient être exempt de conjonctivite ou autre, pas de morve ou de bave.
  • L’âge : Problème crucial, un âne âgé n’ayant aucune valeur marchande, les vendeurs ont tendance à tricher systématiquement sur l’âge de l’animal. D’après mes observations, un âne jeune qui a entre 5 et 15 ans est souvent vendu pour un âne de 3 ans et un âne plus ancien a jamais plus de 8 ans...!!! Édifiant non ? L’idéal est d’acheter un ânon sous la mère au sevrage à l’âge d’un an.
  • La consanguinité : Les ânes étant rares, il est commun que le même étalon soit le mari de toutes les ânesses d’une région... y compris de ses filles... Il est important donc d’identifier clairement la provenance de l’âne et sa généalogie.
  • Le caractère : Un âne normal devrait être familier, gentil, calme et rechercher des caresses. Mais beaucoup, totalement négligés et abandonnés, redeviennent sauvages et craintifs. Il faut plusieurs mois à un an pour ’’rééduquer ’’ et redonner confiance à un âne. Les ânons sont généralement affectueux et familiers, mais peuvent se montrer craintifs pour certains. Lors du sevrage et de la séparation d’avec la mère l’ânon devient familier au bout de quelques jours/semaines selon les cas. Chez un particulier, les ânes sont souvent trop gâtés et très peu éduqués, ils sont difficilement utilisables autrement que comme âne de compagnie.
  • L’ignorance des soins de base : L’ignorance est le fléau numéro un qui ruine nos ânes québécois. Nourriture trop riche ou inadaptée provoquant de graves problèmes de santé et des fourbures chroniques invalidantes, soins inappropriés, incompréhension de son système de pensée qui amène leur propriétaire à les frapper pour les faire avancer, dépression... sont des maux courant dus uniquement à un gros manque de connaissance des besoins de l’âne et de sa psychologie. Quelques questions simples à son propriétaire et un peu d’observation pourront très vire permettre de poser un diagnostique des problèmes que pourraient avoir l’âne en fonction des soins, de l’alimentation et de son environnement.
  • Ne prenez jamais une décision à chaud. Certains propriétaires vont vous mettre la pression pour conclure la vente immédiatement.

 Pratiques frauduleuses

  • Attention à ses pratiques que j’ai constatées moi même !
    1. Avant votre venue, le ventre de l’âne a pu être gonflé d’eau pour cacher sa maigreur !
    2. L’animal a pu être bourré de calmants, de vitamines... pour paraître calme, en bonne santé...
  • La vente d’ânes de ’’races’’. Il n’y a pas d’ânes de races au Québec à part quelques Cotentin importés à prix d’or de France. Un âne de race doit avoir des papiers en bonne et due forme et vous pouvez vérifier auprès de l’organisme qui gère la race si ils sont réels.
  • Tous les ânes sont de race âne ! Sans exception. Ce sont tous des ânes commun (Equus asinus ou Equus africanus asinus). Quand on vous vend des ânes ’’du Cotentin, de Jérusalem, des Beaudets du Poitou...’’ ou ils ont les papiers de la race (et il n’y en a pas au Québec) ou ils sont âne commun comme l’immense majorité des ânes du monde.

 En conclusion

Il faut toujours prendre du recul. Revenir plusieurs fois, sans prévenir peut être instructif et montrer le vrai visage de votre futur compagnon Asin et vous permettre de vous faire une bonne idée
Mais dans tous les cas, l’âne mérite d’être sauvé et d’avoir des conditions de vie meilleures. N’hésitez pas à acquérir un âne même imparfait, à le choyer, à le soigner et si vous n’y arrivez pas, offrez-le au Val à l’âne qui saura en prendre soin.


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Proverbe - Faute de boeuf, on fait labourer par son âne.

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