Âne fugueur, causes, solutions
Article mis en ligne le 25 octobre 2016

par christian
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L’âne est un animal qui ne supporte pas la privation de liberté et les espaces exigu. Il lui faut au minimum un acre (un demi hectare) pour qu’il soit bien. L’âne est un animal prudent, intelligent qui aime son chez soi. Il ne s’éloigne jamais de son logis s’il y est bien. Mais si l’espace est trop restreint, si la nourriture manque ou s’il ne se sent pas bien, il va fuguer. Aucune porte, verrou, clôture ne lui résiste. Il les ouvres avec ses lèvres avec une grande facilité. Il trouvera toujours le point faible de son enclos et s’en ira. Si la clôture est en mauvais état, il passera au travers, la couchant, se faufilant dans les ouvertures même si il y a du fil de fer barbelé. Une clôture électrique ne peux pas non plus l’arrêter. S’il veux passer, il passe. Il a une peau épaisse qui le protège des épines et la clôture électrique doit être puissante et à deux rangée de fil pour le décourager et l’âne peut sauter une clôture de 4 pieds (1m20) sans problèmes.

 Qu’est ce qui pousse les ânes à fuguer ?

  • Un champ en plein vent sans abris.
  • Un champ ou l’herbe ou l’eau manque.
  • Des clôtures électriques à une rangée de fil.
  • Des clôtures à vache en mauvais état
  • Un espace de vie restreint, de mauvaises conditions de vie et d’hygiène, l’abandon ou l’hostilité de ses Maîtres...
  • Un abri avec un sol boueux ou avec une litière qui garde les sabots humide ou trop petit et mal aéré.
  • Des juments ou des ânesses en chaleur pour un étalon
  • Un champ boueux ou humide.

L’âne craint et fuit l’humidité aussi bien pour ses sabots que pour ses poumons.

 Exemples d’ânes fugueur :

Après la mort de leur ânier, deux ânesse se retrouvent sans surveillances et sans soins. Les deux femelles ont franchi leur clôture de 4 pieds et on fait 5 km pour venir chez moi, cassée la clôture de l’étalon et l’on rejoint ! Abandonnées, sans soin, avec un pâturage épuisé, elles sont parties chercher de meilleures conditions de vie.

Autre cas, une ânière débutante achète une ânesse. Comme elle n’a ni écurie ni clôture, elle l’enferme dans une cabane de jardin. L’ânesse c’est enfuie de ce lieu inhospitalier et a été retrouvée 10 km plus loin broutant avec des cerfs de Virginie.

Dans ces deux cas les ânes avaient des conditions de vie difficile et ce sont donc enfuit.

Autre cas, un hongre vit en troupeau, il est trop nourri. Il a été coupé tard et a gardé son instinct d’étalon. Il mord, rue et s’évade sans cesse. Son parc trop petit, la suralimentation sont certainement des facteurs qui le poussait a s’évader sans cesse. Mis au régime, ayant retrouvé son poids santé, vivant sur une grande terre avec des ânesses, il ne rue plus, il ne mord plus et ne s’évade plus.

 Le cas de l’étalon

Si l’étalon vit avec le troupeau, tout va bien. S’il est tenu a part, il faut impérativement des clôtures très solides de 5 pieds à petits carré de 4 pouces surmonté d’un fil électrique. Sinon tôt ou tard, il va passer et aller voir les juments du voisin ou vos ânesses.

 Au Val à l’âne

Chez moi, je divise les pâturages en parcelle et les fait tourner de l’une a l’autre. Elle respectent la clôture électrique. Si le pâturage est épuisé, mes tranquilles ânesses cassent la clôture et passent de l’autre coté !

Les ânes ont 16 acres pour se balader, plusieurs bois pour se protéger du vent, du soleil, grignoter des bois et écorces.. Les clôtures sont de 4 à 5 pieds et récentes à 90 %. Les portes sont fermées avec des chaines et des mousquetons à vis à l’épreuve des ânes.
Les rares évasions que j’ai eu ont été due à un quad qui a défoncé une de mes clôtures, à une voiture qui a défoncé une clôture et des étalons qui ont profité de la faiblesse des clotures les premières années pour aller retrouver les belles.

Un âne s’il a des conditions de vie correcte, de quoi manger, des clôtures en grillage solide ne s’enfuira pas. La fugue d’un âne est toujours provoquée par ses conditions de vie. Il suffit de corriger ce qui ne va pas et il restera tranquille dans son parc.

Un âne qui est bien ne fugue pas.
S’il fugue, il faut trouver la cause de son mal être et la corriger

Il faut donc au moins 1 acre PAR âne, des abris pour la pluie et le vent, de l’eau, de la nourriture, des soins, une bonne relation avec son ânier, et si en plus il a des haies, un boisé ou il pourra se protéger du vent, grignoter des broussailles... ce sera le bonheur total !
Le tout devant être clos par une clôture à maille de 4 pouces et de 4 à 5 pieds idéalement sur monté d’un fil électrique branché..