les pâturages, le parc d’hiver
Dimension, gestion, rotation des pâturages, entretien...
Article mis en ligne le 27 octobre 2016

par christian
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 LA DIMENSION IDÉALE

L’idéal :

Pour nourrir un âne sans risque de ruiner le pâturage, une surface d’un hectare par âne (environ deux acres) est idéale. La surface sera subdivisée en plusieurs parcelles et l’âne ira de l’une à l’autre sans jamais surpâturer. Une surface plus petite entraînera une destruction rapide des pâturages et, de ce fait fait, demandera un entretien plus fréquent. L’âne s’auto infestera avec ses parasites en permanence et il faudra le nourrir même en été. Si il y a des buissons, des broussailles, un bois sur une partie du pâturage, il sera heureux.

Le minimum

Un acre est le minimum acceptable (un demi hectare). L’âne a besoin d’exercice et de liberté. Un âne dans un enclos petit, en box, va vite déprimer ou devenir agressif ou fugueur.

 PÂTURAGE D’ÉTÉ

En été, l’âne passera le plus clair de son temps à brouter et à se délasser. Des espaces ombragés, buissons, forêt, en bordure du pâturage lui seront nécessaires car il aime bien s’y abriter les chaudes journées et partir brouter de nuit. Le terrain devra être sec et non marécageux, les pieds de l’âne supportent mal des terrains trop humides.

 ROTATION DES PÂTURAGES

Pour éviter les infestations de parasite, pour éviter que votre âne détruise le pâturage en le surpâturant, il est judicieux, voire même indispensable, de diviser le pâturage en plusieurs parcelles par une clôture électrique par exemple. Le principe est simple, il faut mettre les ânes dans des parcelles lorsque l’herbe atteint une hauteur de 15 à 20 cm au minimum et les retirer quand ils auront brouté et qu’il restera entre trois et cinq cm d’herbe. Vous les remettrez dans la
même parcelle quand l’herbe aura repoussé soit entre un et deux mois plus tard selon la saison et la pluviométrie.

 GESTION DES REFUS, ENTRETIEN DES PÂTURAGES

Vous remarquerez que l’âne ne mange pas tout et laisse de mauvaises herbes. Si vous n’y prenez pas garde, elles vont supplanter votre herbe, on appelle cela des refus. Grâce à l’âne qui les ignore, elles prolifèrent et la seule manière de les contrer est, après le départ des ânes, de passer un coup de gyrobroyeur ou mieux, un coup de faucheuse, ce qui est plus efficace.
Certaines plantes envahissantes comme le gaillet mollugine, la verge d’or peuvent envahir totalement un pâturage non entretenu en quelques années.

 ENTRETIEN DES PÂTURAGES

Au fil des ans, l’herbe disparaît, les mauvaises prennent le dessus. Les ânes grattent le sol, le tassent. Le hersage peut aider à remettre en état une parcelle abîmée. Il aère, décompacte le sol tassé par le piétinement des ânes, nivelle le sol, enlève les mousses, favorise la reprise de la végétation. Il est important de le faire au printemps, sur un sol réchauffé et ressuyé, avant la reprise de la végétation des bonnes herbes. Il peut être accompagné d’un sursemis. Si le pâturage est trop dégradé, il faudra labourer et ressemer complètement.

 LE PARC DE PRINTEMPS

Au printemps, l’herbe est riche et les risques de fourbure et de coliques sont importants. Il peut être judicieux de sacrifier une parcelle où les ânes seront lâchés dès le début de la pousse de l’herbe. L’herbe étant peu abondante et broutée en petite quantité, au fur et à mesure de sa pousse, les risques pour l’âne seront minimisés et ainsi il se réhabituera progressivement à l’herbe verte. Par contre, ce pâturage sera surpâturé et très peu productif le reste de l’année.

 LE PARC D’HIVER

L’hiver, la neige, le vent, le verglas peuvent rendre inopérantes les clôtures électriques. Le parc d’hiver où les ânes séjourneront de novembre-décembre à mars-avril devra être entouré d’une solide clôture de cinq pieds de haut tendue entre de solides poteaux de bois ou de fer, le tout surmonté d’un fil électrique (20 à 30 cm au-dessus du grillage).
Il sera devant l’abri d’hiver des ânes, exposé au sud, protégé des vents du nord et d’ouest et surtout sera parfaitement nivelé et plat. En hiver, une petite pente peut être fatale à un âne qui risque de glisser, de ne pouvoir se relever et qui gèlera au sol en quelques heures.

 Au Val à l’âne

Le Parc d’hiver est en deux partie et fait environ un acre.

Partie asinerie

La première partie. est située devant l’âsinerie. Elle est abritée des vents par des murs antivent
au Nord et à l’ouest. Il y a les mangeoires et lors de mauvais temps, j’y garde les ânes. Ils peuvent entrer et sortir du bâtiment à volonté, selon leur humeur.

Partie boisé et pâturage

La deuxième partie du parc d’hiver est moitié prairie et moitié boisé. Les ânes adorent s’y promener en hiver. Ils y grignotent des bois morts, mangent des écorces, des brindilles et y passent beaucoup de temps. Ils tracent leur chemin dans la neige et y marchent en file indienne. Il est en partie abrité du vent, exposé au sud et ils aiment s’y promener. Ce parc fait office de parc de printemps également.